Apidata

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Pour un assureur santé déléguant tout ou partie de son développement commercial et de ses activités de gestion, l’arrêté des comptes reste un exercice complexe, fastidieux et pas toujours très précis. Le « fast close » a longtemps fait figure de graal inaccessible. API FIN, par Apidata, change la donne : en consolidant tous les flux de données et en industrialisant la gestion financière, cet outil de Middle Office permet aux assureurs d’avoir une vision quotidienne de leurs engagements.

« Il y a seulement quelques mois, quand je parlais de “fast close” aux assureurs santé, ils me regardaient comme si je leur promettais le graal ! », sourit Christophe Burlot, co-fondateur d’Apidata, la solution de Middle Office des assureurs santé et prévoyance. Avec l’industrialisation de l’ensemble des flux de gestion à laquelle se sont attelées les équipes d’Apidata depuis la création de cette assurtech il y a 12 ans, arrêter les comptes quotidiennement est désormais possible : « Le lancement d’API FIN, notre module de consolidation financière des comptes de tiers, est l’aboutissement de notre travail, poursuit Christophe Burlot. Après avoir permis aux assureurs d’avoir une vision technique de leurs engagements, nous leur permettons aujourd’hui d’en avoir une vision financière. »

Une comptabilité analytique de tiers

Pensée comme une extension des briques de collecte et de qualification de données, ce module introduit une couche financière au Middle Office assurantiel pouvant aller jusqu’au virement bancaire : il organise et pilote en continu les flux financiers de tous les acteurs de la chaine, qu’ils soient délégataires de gestion, apporteurs d’affaires ou réassureurs.

La consolidation de ces flux permet de construire une comptabilité analytique multi‑dimensions. « Nous avons conçu API FIN comme une comptabilité de tiers », décrypte Christophe Burlot. L’assureur peut ainsi avoir une vision au fil de l’eau des cotisations, des prestations, des commissions ainsi que des éventuelles anomalies : chaque élément est rapproché, ventilé et restitué par contrat, exercice ou niveau de risque. L’assureur peut ainsi visualiser les positions de ses comptes à la maille du tiers dans son ensemble (un cabinet de courtage, par exemple), à la maille de chaque entreprise cliente de ce courtier, ou de chacun de ses apporteurs d’affaires. Il peut ainsi calculer et débloquer les fonds de roulement ou les commissions plus rapidement. Il peut également décider de bloquer les versements à un délégataire, qui n’a pas géré correctement les encaissement, ou à une entreprise qui ne verse plus ses cotisations.

L’arrêté des comptes n’est plus un problème

Jusqu’à présent, les opérations de consolidation des flux nécessaires à la clôture des comptes étaient très chronophage pour les assureurs et leur commissaire aux comptes, le rapprochement entre les bordereaux de paiement et les encaissements se faisant encore souvent de façon artisanale. La clôture intervenait donc tardivement. Elle était de surcroît assortie d’écritures de régularisation qui pouvaient intervenir des mois plus tard. Autant dire que c’était une opération complexe, fastidieuse et pas toujours très fiable.

« L’arrêté des comptes n’est plus un problème », commente Christophe Burlot. Cela répond en premier lieu aux exigences du régulateur : l’ACPR ne voile plus ses critiques sur le manque de visibilité des assureurs sur leurs engagements. Mais surtout, cela change la façon dont les assureurs peuvent piloter leur activité : être en capacité de suivre leurs encaissements et décaissements en temps réel leur permet d’alimenter leurs modèles actuariels, d’ajuster leurs provisions et de sécuriser leur marge de solvabilité.

Christophe Burlot y voit un changement de paradigme : « Les assureurs peuvent avoir une vision industrielle de leurs risques, ce qui leur ouvre de nouvelles perspectives en matière de pilotage et de développement vers de nouvelles activités telles que l’épargne ou la retraite. »

Au-delà de ces performances opérationnelles, API FIN contribue à résoudre un problème plus structurel : la fragmentation des fonctions. « Les comptables, les actuaires, les commerciaux ou les souscripteurs utilisent des référentiels si différents qu’ils ont du mal à se comprendre, explique Christophe Burlot.

Nous leur permettons de dialoguer autour de données financières unifiées. Donc d’avoir une vision partagée et cohérente de leur activité. »